Anticiper, coordonner et innover : les enjeux d’une infrastructure d’avenir
L’histoire de l’extension du port de Port-la-Nouvelle débute au début des années 2010, sous l’impulsion de la Région Occitanie, avec l’ambition de moderniser cette infrastructure stratégique. En 2021, la concession du port est attribuée à la SEMOP Port-la-Nouvelle, marquant le lancement officiel des travaux. Egis, reconnu pour son expertise dans les infrastructures portuaires complexes, est alors sollicité par le concessionnaire, dès les premières phases dont il a la charge, pour concevoir et superviser les ouvrages qui doivent répondre à la fois à des enjeux techniques, environnementaux et économiques.
Anticiper des besoins technologiques incertains
Les éoliennes flottantes, encore en phase de développement, présentent une grande diversité de modèles avec des contraintes spécifiques : charges importantes, dimensions variables des flotteurs, besoin d’espace pour l’assemblage et le stockage... Les nouvelles infrastructures portuaires doivent être suffisamment robustes et flexibles pour s’adapter aux évolutions technologiques futures.
Coordonner des acteurs multiples et répondre aux attentes des différentes parties prenantes
La SEMOP Port-la-Nouvelle doit conjuguer les exigences d’acteurs publics et privés. Un cadre partenarial qui exige une coordination rigoureuse pour aligner des objectifs divergents : croissance économique, respect de l’environnement et performance opérationnelle. Un défi d’autant plus important que le port combine des activités historiques (vracs liquides et secs) avec d’autres, émergentes, liées aux énergies marines renouvelables.
Respecter des contraintes environnementales strictes
Le site portuaire, déjà actif, devait accueillir de nouvelles infrastructures tout en minimisant les impacts sur les écosystèmes marins. Les travaux de dragage à une profondeur de -15,9 m, la création de terre-pleins et la construction des quais répondent à des exigences environnementales élevées et sont soumis à un suivi strict in situ. Des études d’impact rigoureuses ont également été menées pour garantir une cohabitation harmonieuse entre les activités traditionnelles et nouvelles du port.
Gérer des délais serrés et des phases de travaux imbriquées
Le calendrier impose une mise en service rapide des infrastructures, notamment pour répondre aux appels d’offres nationaux sur les énergies marines renouvelables. Cela exige une organisation minutieuse pour imbriquer efficacement plusieurs phases complexes : construction des digues, aménagement des quais et création des terre-pleins, démarrage de la construction des éoliennes pilotes. Chaque étape doit être réalisée dans des délais contraints, sans compromis quant à la qualité et la durabilité des ouvrages.